
Efficacité énergétique du bâtiment : renforcer la relation propriétaire-locataire grâce à la donnée par usage
Dans un contexte où les bâtiments tertiaires représentent 15 % de l’énergie consommée en France et 6 % des émissions nationales de gaz à effet de serre, l’efficacité énergétique du bâtiment devient un enjeu stratégique commun entre propriétaires, locataires et exploitants.
Réduire les consommations et suivre une trajectoire carbone : ces objectifs concernent toutes les parties prenantes. Le propriétaire ne peut pas agir seul, même s’il suit les espaces communs, une part importante des consommations dépend des usages dans les espaces loués. Le locataire, de son côté, a besoin de données claires pour comprendre ses consommations et identifier ses leviers d’action.
La donnée énergétique par usage permet de créer ce langage commun. Elle consiste à répartir les consommations selon les principaux postes du bâtiment : ventilation, éclairage, informatique, bureautique, chauffage, refroidissement, équipements spécifiques ou consommations hors occupation.
Cette lecture fine permet de comprendre où l’énergie est consommée, pourquoi elle l’est, et quelles actions peuvent être engagées collectivement.
Sommaire :
- Propriétaire, locataire, exploitant : des leviers complémentaires pour améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment
- Un cadre réglementaire qui encourage la coopération
- Comment la donnée par usage améliore-t-elle le dialogue propriétaire-locataire ?
- Un levier d’attractivité et de fidélisation
- Faire de l’efficacité énergétique du bâtiment une stratégie commune
Propriétaire, locataire, exploitant : des leviers complémentaires pour améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment
L’efficacité énergétique du bâtiment dépend de trois dimensions : le bâti, son exploitation et ses usages.
Le propriétaire agit sur l’enveloppe, les équipements collectifs, les investissements, les systèmes techniques et la qualité d’exploitation. Le locataire agit sur ses horaires, ses équipements, son éclairage, ses usages informatiques, ses consignes de confort et la sensibilisation de ses équipes. L’exploitant intervient sur les réglages, le suivi des dérives et l’optimisation quotidienne.
Chacun dispose donc de leviers différents, mais les objectifs sont communs : réduire les consommations, maîtriser les charges, préserver le confort et répondre aux exigences environnementales.
La donnée par usage permet de clarifier cette répartition. Elle distingue ce qui relève du bâtiment, de l’exploitation ou des usages locataires. Elle évite les discussions fondées sur des impressions et donne à chacun une base factuelle pour agir.
Un cadre réglementaire qui encourage la coopération
Cette coopération est déjà prévue par l’annexe environnementale, souvent appelée bail vert. Elle prévoit que le bailleur et le preneur se communiquent les informations utiles relatives aux consommations énergétiques des locaux loués et puissent définir des actions pour les limiter.
Le Décret Tertiaire renforce cette logique avec des objectifs de réduction des consommations d’énergie finale aux horizons 2030, 2040 et 2050. Le Décret BACS va dans le même sens en renforçant les exigences de pilotage technique, de mesure et d’analyse des consommations.
Ces dispositifs confirment une évolution de fond : il ne suffit plus de suivre une consommation globale à l’échelle d’un immeuble. Pour améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment, il faut comprendre les usages, partager les informations utiles et suivre les actions dans le temps.
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Comment la donnée par usage améliore-t-elle le dialogue propriétaire-locataire ?
Dans de nombreux immeubles tertiaires, les échanges autour de l’énergie restent trop généraux : les charges augmentent, le bâtiment consomme trop, les équipements semblent mal réglés ou les usages sont difficiles à comprendre.
La donnée par usage telle que celle fournie par les compteurs intelligents Smart X de Smart Impulse permet de poser des questions plus concrètes :
- quelle part de la consommation vient de la ventilation ?
- quelle part est liée à l’éclairage ?
- quelle part provient de la bureautique ou de l’informatique ?
- existe-t-il un talon de nuit anormal ?
- les consommations sont-elles cohérentes avec les horaires d’occupation ?
- les dérives concernent-elles les parties communes ou une zone louée spécifique ?

La donnée devient alors un support de coopération, et non un outil de contrôle.
Un levier d’attractivité et de fidélisation
Pour les propriétaires et les asset managers, l’efficacité énergétique du bâtiment dépasse désormais la seule conformité réglementaire. Elle devient un véritable critère d’attractivité et de différenciation.
Les entreprises locataires sont de plus en plus attentives à la qualité environnementale des immeubles qu’elles occupent. Elles doivent elles-mêmes réduire leurs consommations, piloter leur trajectoire carbone, répondre à leurs engagements RSE et alimenter leur reporting ESG.
Dans ce contexte, un immeuble capable de fournir des données fiables, lisibles et exploitables sur les consommations par usage répond à un besoin concret. Il permet aux locataires de mieux comprendre leurs usages, de maîtriser leurs charges et de valoriser leurs propres actions environnementales.
Cette transparence renforce également la relation dans la durée. Un locataire informé, accompagné et impliqué dans une démarche d’amélioration continue aura davantage de raisons de rester. À l’inverse, le manque de visibilité sur les consommations ou les charges peut générer incompréhension, frustration et défiance.
La donnée par usage permet ainsi au propriétaire de passer d’une posture de bailleur à une posture de partenaire. Elle devient un support de dialogue, de pédagogie et de coopération avec les occupants.
Par exemple, notre client MATA Capital a mis en place un kit locataire et une boîte à outils destinés aux occupants, afin de leur proposer des recommandations concrètes et des solutions adaptées pour mieux maîtriser leur consommation énergétique.
Dans cette démarche, Smart Impulse joue un rôle clé. Notre solution non intrusive, rapide à déployer, permet d’obtenir des données fiables et détaillées sur les consommations énergétiques par usage des bâtiments. Ces informations constituent un socle essentiel pour engager un dialogue constructif avec les locataires et leur proposer des pistes d’optimisation en phase avec leurs usages réels.
Lire l’interview de Benjamin Germande, Responsable RSE-ESG
Faire de l’efficacité énergétique du bâtiment une stratégie commune
La transition énergétique du tertiaire ne se fera pas uniquement par des travaux. Elle passera aussi par une meilleure compréhension des usages et par une coopération plus structurée entre propriétaires, exploitants et locataires.
Le bail vert pose le cadre du dialogue. Le Décret Tertiaire fixe une trajectoire de réduction. Le Décret BACS renforce l’exigence de pilotage technique. La donnée par usage rend cette stratégie concrète et mesurable.
Avec des données fiables, homogènes et partagées, la relation propriétaire-locataire gagne en clarté. Les échanges deviennent plus factuels, les actions mieux ciblées et les résultats plus visibles.
C’est à cette condition que l’efficacité énergétique du bâtiment peut devenir une stratégie commune, créatrice de valeur pour l’ensemble des parties prenantes.
Pour aller plus loin :
Décret BACS : Conformez-vous facilement avec des solutions de mesure et suivi énergétiques adaptées.
Plan de comptage énergétique : comment être conforme aux Décrets BACS et Tertiaire ?
Report décret BACS : une opportunité pour mieux se préparer avant 2030



