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Technicentre SNCF : de la mesure à l’action sur les consommations d’énergie

Dans un technicentre, les consommations liées aux bâtiments côtoient celles des équipements nécessaires à la maintenance ferroviaire. Pour agir efficacement, encore faut-il savoir quels usages pèsent réellement dans le bilan énergétique. Warren Bommé explique comment la mesure et l’analyse par usage ont permis à son équipe de mieux comprendre les consommations du site, de prioriser les actions et d’objectiver les échanges autour de l’énergie.

 

 

Interview de Warren BOMME, Correspondant Local Environnement, SNCF Voyageurs Pays de la Loire – Pôle QSE

 

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Quel était votre objectif au moment de déployer la solution Smart Impulse ?

À l’origine, notre besoin était d’abord de mesurer nos consommations. Nous disposions d’une vision globale, mais nous ne maîtrisions pas suffisamment la manière dont l’électricité était réellement utilisée sur le site. L’enjeu était donc de passer d’un total à une lecture plus détaillée des usages, puis de nous appuyer sur les courbes de consommation et sur les recommandations des équipes Smart Impulse pour construire un plan d’action pertinent.

Nous avons travaillé avec SNCF Immobilier, propriétaire du site, ainsi qu’avec les équipes en charge de l’énergie du bâtiment. La mesure NILM nous a permis d’affiner la compréhension des consommations liées au bâtiment et aux process.

Qu’est-ce que la répartition des consommations par usage vous a permis de découvrir ?

Elle nous a surtout permis de hiérarchiser les sujets. Nous avons constaté que l’éclairage représentait environ 33 % de la consommation du site. C’est suffisamment important pour justifier une action ciblée. Nous avons également identifié que les moteurs des process représenterait environ 33 % de la consommation. Dans ce second cas, la priorité est désormais de comprendre s’il est possible de mieux piloter cette catégorie en fonction de l’activité.

Avant de disposer de cette lecture, il était plus difficile de savoir où concentrer nos efforts. Aujourd’hui, nous pouvons distinguer les postes déjà bien compris de ceux qui nécessitent encore des investigations, puis orienter le travail vers les consommations les plus significatives.

 

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Quelles actions avez-vous déjà engagées à partir de ces analyses ?

Nous avons mené en 2025 un projet de relamping LED, financé en partie par les subventions internes du groupe. Le suivi des usages nous a permis de constater une réduction de 78% des consommations de ce poste et de confirmer que nous allions dans la bonne direction.

Des détecteurs de présence étaient déjà installés dans plusieurs zones tertiaires. Leur extension aux espaces ferroviaires demande toutefois davantage d’étude. Nous intervenons sur des installations de maintenance et la sécurité d’exploitation reste prioritaire. Il faut donc vérifier les solutions techniques possibles, par exemple un éclairage progressif, avant d’envisager de nouveaux déploiements.

Quelles sont, selon vous, les conditions pour tirer pleinement parti de la solution ?

La première condition est de consacrer du temps à l’analyse. Nous ne sommes pas tous spécialistes de l’énergie et il ne faut pas hésiter à solliciter les ingénieurs Smart Impulse. Les échanges réguliers nous ont aidés à mieux comprendre l’évolution des consommations et à avancer progressivement.
Il faut également rapprocher la donnée de la réalité du terrain. Une courbe ne s’interprète pas seule : les changements de procédure, les évolutions de production ou les événements remarquables doivent être documentés dans la plateforme. Cela facilite l’analyse et évite de perdre le contexte. Enfin, il est important de disposer d’une ressource interne capable d’accompagner les interventions sur les installations et l’outillage.

Quel bilan tirez-vous aujourd’hui et quelles sont les prochaines étapes ?

Nous n’avons pas terminé, mais nous sommes mieux armés pour décider. La solution nous a permis de mieux analyser nos usages, de confirmer la pertinence du relamping et de cibler les consommations sur lesquelles nous devons encore travailler. Elle me permet aussi de présenter plus clairement les usages de l’électricité en CODIR et d’appuyer les décisions sur des données mesurées.

La prochaine étape consiste à poursuivre l’identification des moteurs process, notamment sur la voie de nettoyage, puis à évaluer les leviers compatibles avec les contraintes d’exploitation. L’objectif reste le même : mieux connaître les consommations pour concentrer les efforts là où ils auront le plus d’impact.

 

 

 

Pour aller plus loin :

Quand la donnée électrique devient un élément de preuve : retour d’expérience SNCF

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Management de l’énergie ISO 50001 : comment Sercel structure sa performance énergétique avec la donnée par usage

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Head of Marketing at Smart Impulse  sabine.dorgan@smart-impulse.com

Sabine Dorgan est Head of Marketing chez Smart Impulse depuis 2023. Son parcours a débuté chez NVIDIA, avant de se poursuivre chez Taliance, proptech (aujourd'hui intégrée à Altus Group), où elle a piloté le marketing et la communication sur les marchés européens et américains. En tant que CMO chez Digimind (an Onclusive Company, SaaS social listening) et Klubb Group (industrie), elle a également porté les enjeux RSE au sein du CODIR. Cette triple expertise, immobilier, technologie et RSE, nourrit aujourd'hui sa vision des transformations énergétiques et digitales du secteur.